La petite histoire

Sosa 10 · Génération IV · Les bisaïeuls

Henri Joseph Cheverier

1876 – 1960

aussi écrit Cheverrier (1899, à Fosses, et de sa propre main)

Vérifié sur document

Il n’est pas de Sart-Saint-Laurent : son mariage le dit **né à Floreffe le 30 mai 1876**, et c’est son acte de naissance qui l’a dit au greffe. Il change de métier au fil de ses actes : houilleur quand il se marie en 1899 et quand sa fille naît en 1901, cultivateur au mariage de celle-ci en 1920. Il épouse à vingt-trois ans une fille de dix-huit, à Fosses, chez elle. L’officier de Fosses écrit « Cheverrier », à deux r, et il signe ainsi ce jour-là ; à Sart-Saint-Laurent, en 1901 et en 1920, c’est « Cheverier » — et c’est la forme retenue. L’acte de 1901 le dit de vingt-cinq ans quand il n’en a que vingt-quatre : un âge d’acte se trompe, une date d’acte non. Sa mort en 1960 reste .

Naissance30 mai 1876, Floreffe
Décès1960
ProfessionHouilleur · Cultivateur
UnionFlore Ferdinande Léontine Burton — mariés le 23 septembre 1899, Fosses-la-Ville
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Henri JosephCheverier1876 – 1960Flore Ferdinande LéontineBurton1881 – 1947

Les pièces

Les documents d’archives rassemblés pour cette personne — cliquer pour ouvrir l’image en pleine taille.

Son acte de mariage — Fosses, acte n° 27 du 23 septembre 1899 : les deux époux, les quatre parents, les six pièces lues
Son acte de mariage — Fosses, acte n° 27 du 23 septembre 1899 : les deux époux, les quatre parents, les six pièces lues1899-09-23_acte-mariage-Fosses.jpg
La suite du même acte — les quatre témoins et les neuf signatures
La suite du même acte — les quatre témoins et les neuf signatures1899-09-23_acte-mariage-Fosses_signatures.jpg

Ce que les actes racontent

On le croyait du village. Depuis qu’on avait ouvert ce dossier, tout tenait à Sart-Saint-Laurent : sa fille y naît, elle s’y marie, il y est tour à tour houilleur et cultivateur. Son acte de mariage dit autre chose. Henri Joseph Cheverier est né à Floreffe, le 30 mai 1876, et il n’est venu s’établir au village qu’ensuite.

Le 23 septembre 1899, à seize heures, il épouse à Fosses — chez elle — Flore Ferdinande Léontine Burton. Il a vingt-trois ans, elle en a dix-huit. Elle est journalière, fille d’un cantonnier de Fosses ; il est houilleur, fils d’un journalier de Sart-Saint-Laurent. Le bourgmestre est absent : c’est l’échevin qui commence à écrire, puis se reprend.

L’an mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf, du mois de Septembre, le vingt-troisième jour, à seize heures, pardevant moi Louis Arnould, Échevin — je dis Jules F[…], Bourgmestre — faisant les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Fosses, le titulaire absent, sont comparus en séance publique, en la maison communale : Cheverrier, Henri Joseph, célibataire, âgé de vingt-trois ans, né à Floreffe, profession de houilleur, domicilié à Sart-Saint-Laurent, fils majeur de Gustave Cheverrier, journalier, et de Elisa Philippot, ménagère, l’un et l’autre domiciliés audit Sart-Saint-Laurent.

Et Burton, Flore Ferdinande Léontine, célibataire, âgée de dix-huit ans, née à Fosses, profession de journalière, domiciliée à Fosses, fille mineure de Jules Feuillen Burton, cantonnier, et de Adèle Ferdinande Boutefeu, ménagère, l’un et l’autre domiciliés audit Fosses.

Lesquels m’ayant requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, j’ai d’abord donné lecture des pièces suivantes qui, dûment paraphées, resteront ci-annexées : 1° De l’acte de naissance de Henri Joseph Cheverrier, constatant qu’il est né à Floreffe le trente mai mil huit cent septante-six ; 2° De l’acte de naissance de Flore Ferdinande Léontine Burton, constatant qu’elle est née à Fosses le quatre avril mil huit cent quatre-vingt-un ; 3° D’un acte inscrit au registre des publications de mariage de la ville de Fosses, constatant que le mariage projeté y a été affiché le dimanche dix septembre courant ; 4° D’un certificat délivré par l’officier de l’état civil de la commune de Sart-Saint-Laurent, constatant que le mariage projeté y a été affiché le dimanche dix septembre présent mois, et qu’il n’y a pas eu d’opposition ; 5° D’un certificat en date du premier septembre courant, délivré par Monsieur le Gouverneur de la province de Namur, constatant que Cheverrier Henri Joseph a satisfait à la loi sur la milice nationale ; 6° Et finalement du chapitre six du titre cinq du Code civil, intitulé : Du Mariage.

Après cette lecture, Gustave Cheverrier, Elisa Philippot, Jules Feuillen Burton et Adèle Ferdinande Boutefeu, ici présents, ont donné leur consentement au mariage de leurs fils et de leur fille.

[…] j’ai déclaré au nom de la loi que Cheverrier Henri Joseph et Burton Flore Ferdinande Léontine sont unis en mariage. Les nouveaux époux ont déclaré qu'aucun contrat de mariage n’a été passé entre eux.

Le tout en présence de Victor Croisier, âgé de trente-trois ans, tailleur d’habits, demeurant à Fosses ; de Colin François, âgé de vingt et un ans, ardoisier, demeurant à Vitrival ; de Émile Wiame, âgé de trente-deux ans, négociant, demeurant à Fosses ; et de Joseph Denis, âgé de trente-neuf ans, boulanger, demeurant à Fosses.

De tout quoi j’ai rédigé le présent acte dont il a été donné lecture aux parties et aux témoins, lesquels ont signé avec moi, à l’exception de la mère du nouvel époux, qui a déclaré ne savoir signer.

Signé : Henri Cheverrier · Flore Burton · Gustave Cheverier · Jules Burton · A. Boutefeu · Em. Wiame · V. Croisier · J. Denis · Colin François · [l’officier].

Les quatre parents sont là, tous les quatre vivants, et il le faut bien : la mariée est mineure, et sans leur consentement il n’y a pas de noce.

Puis vient le moment de signer, et la page dit en quelques traits ce qu’aucune date ne dirait. Huit personnes signent. Elisa Philippot, la mère du marié, ne le peut pas — l’officier l’écrit en toutes lettres : à l’exception de la mère du nouvel époux, qui a déclaré ne savoir signer.

Et juste au-dessus d’elle, deux hommes de la même famille écrivent leur nom de deux façons. Le marié signe « Cheverrier », avec deux r, comme l’officier de Fosses l’a écrit tout au long de l’acte. Son père signe « Cheverier », avec un seul — celui que l’état civil de Sart-Saint-Laurent donnera à sa petite-fille, et qu’elle signera à son tour en 1920.

Un nom qui hésite entre un père et son fils sur la même page : c’est ainsi que les noms se font.

Sources